À travers un commentaire singulier des élaborations complexes de Jacques Lacan, Esther Tellermann, poète et psychanalyste, veut réaffirmer la nécessité conjointe de la psychanalyse et de l’Art. C’est en effet leur spécificité et leur efficience qui sont mises à mal aujourd’hui dans l’espace public, sans pour autant qu’il soit apporté quelque tempérance aux malaises contemporains et aux rapports entre les sexes.
Or la psychanalyse, qui ne se résout pas à l’adaptation du sujet humain aux idéaux dominants dont chaque jour dévoile les impasses, doit, selon Lacan, considérer avec sérieux ce qu’ont révélé et révèlent du désir humain et de ses apories, les plus grands créateurs.
Des œuvres, comme celle de Sade par exemple, qui éclaire notre rapport à la jouissance et à la loi qui la limite, ne prennent-elles pas, encore plus qu’hier, tout leur relief ?
Ni les progrès de la science, ni ceux de la technique, ni même la judiciarisation accrue de la sexualité ne semblent en effet soulager l’humain de l’irrationalité de son destin, de sa douleur d’exister, comme de l’énigme de son désir.
Tel est l’enjeu de ce parcours, qui cherche dans les avancées de Lacan sur la relation de la psychanalyse à l’Art, et notamment à la littérature, sinon un viatique, du moins un espoir…
Esther Tellermann est écrivaine, poète et psychanalyste. Elle a publié une vingtaine d’ouvrages. Elle a reçu le Grand Prix de l’Académie française en 1986 pour Première apparition avec épaisseur (Flammarion), le prix François Coppée de l’Académie française en 2000 pour Guerre extrême (Flammarion), le prix Max Jacob, en 2015, pour Sous votre nom (Flammarion) et le prix Louise Labé pour Votre écorce (La lettre volée), en 2024.
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