Crise de la médecine, profond malaise des professionnels et des institutions du champ médical, inflation mercantile des industries pharmaceutiques et des systèmes d'assurance, évolution vers une judiciarisation de l'acte, psychologisation hypermédiatisée effrénée de toutes souffrances, prévention à tout crin...
Dans ce même temps, la médecine devient chaque jour scientifiquement de plus en plus efficace, et a mené de grands progrès...
Pourtant se développent une perplexité et un isolement face à ces évolutions chaque jour plus rapides aussi bien chez le praticien que chez le patient (nouvellement présenté comme usager).
Qu'en est-il de tous ces paradoxes et comment penser les mutations profondes des pratiques, des actes, des soins, leurs incidences sur la subjectivité alors que ces mutations engendrent des transformations profondes sur les notions du corps, de la vie, de la mort, de la procréation ?
Cette rubrique, coordonnée par P. Bélot-Fourcade et S. Zucca, accueille les contributions de tous et de chacun sur ces questions.