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Association lacanienne internationale

Parutions

L’Association lacanienne internationale édite des ouvrages qui rendent compte du travail de ses membres. Ils sont pour la plupart diffusés en librairie.

La bibliothèque de l'association propose également de nombreux ouvrages, revues, articles et documents anciens. Elle est ouverte les mardis et jeudis de 13 h 30 à 17 h 30 et sur rendez-vous, 25 rue de Lille, 75007 Paris, 00 33 01 42 60 14 43, bibliotheque@freud-lacan.com

Vient de paraître

Lacan ou le pas de Freud, Mythes et mathèmes

La psychanalyse est encore aujourd’hui tributaire de la figure du père ou du Nom-du-Père, supposés supporter toute la structure. Or cet axiome éminemment contestable se double « d’un préjugé méthodologique, celui de la prééminence du principe d’antériorité » (p. 52), à savoir le préjugé selon lequel il nous faudrait d’abord avoir des repères bien stabilisés, à savoir asseoir le principe de plaisir et sa régulation par le père pour fonctionner selon ces principes, avant d’entrevoir le moindre pas vers le Réel au-delà.
Élie Doumit nous fait faire un tout autre « pas », le pas (la négation ?) qui d’emblée se présente comme en décalage par rapport à cet axiome et ce préjugé méthodologique (ce qui chamboule complètement la pratique). Il s’agit bien d’un « retour à Freud » ; mais ce retour ne consiste ni à suivre la doxa freudienne centrée autour de ces principes supposés acquis, ni non plus à rejeter Freud au profit d’un Lacan supposé avoir dépassé une bonne fois pour toutes le fondateur de la psychanalyse. Car Lacan s’inscrit dans le sillage de Freud en décelant, dans le texte et la pratique de Freud, la « fonction du reste » (rien n’est définitivement acquis, il reste toujours à faire un pas). C’est la seule invention de Lacan, nommée l’objet a. Le livre de Doumit est à cet égard absolument fondamental pour saisir ce que Lacan apporte à la psychanalyse.
Le pas de Freud, auquel nous introduit Doumit par le truchement d’une lecture très rigoureuse du texte lacanien va à l’encontre de tout savoir constitué et de tout dit figé dans l’une ou l’autre formule morte. C’est un pas à reprendre sans cesse, car nous n’en avons jamais fini avec le savoir qui se présente comme un pouvoir avec ces principes supposés acquis. Avec ce savoir et pouvoir, nous éludons immanquablement la dimension créatrice de la vérité.
Comment animer ou ranimer la flamme ? C’est l’enjeu de la « fonction du reste » (l’objet a de Lacan) d’objecter sans cesse au savoir constitué et à ses dits figés et, par là, d’ouvrir un acte créateur. Cet objet a n’est réductible ni à un principe acquis, ni à un objet statufié, certes ; mais que peut-il faire ? Comment soutenir sa fonction positivement ? Il n’existe que par une logique rigoureuse, qui nous permet de passer des mythes, qui habillent l’oeuvre de Freud (sans la révéler) à la structure dont les mathèmes de Lacan tentent de rendre compte. Élie Doumit nous fait saisir l’enjeu des multiples références lacaniennes aux logiciens (l’auteur excelle à nous expliquer tout cela très clairement et sans céder sur la difficulté) : c’est toujours de relancer notre propre travail d’interrogation jusqu’à y rencontrer l’impossible et peut-être le Réel.
 
Christian Fierens
 
Collection Lire en Psychanalyse
 

Revue Lacanienne n° 18. Le mal de la jeunesse ?

 

 
Dans le « Discours de Milan », Lacan soulevait l’hypothèse que le mal de la jeunesse pouvait frayer un nouveau discours, du fait des impasses du  discours capitaliste, qui ne consent pas à une restriction de jouissance nécessaire au lien social. Pour le psychanalyste, les manifestations du malaise des jeunes révèlent leur avidité à l'égard de marques symboliques fiables. Les adultes sont mis à l'épreuve de leur propre parole et leur responsabilité est grande dans la manière dont ils peuvent accueillir, avec une gravité juste, avec une bienveillance rigoureuse, ces manifestations.
 
S’il y a lieu de faire l’hypothèse que c’est du champ de la jeunesse et de l’adolescence que surgirait un symptôme, qu’émergerait une nouveauté inattendue, en regard du désistement d’un discours capitaliste, ce numéro entend interroger la clinique des jeunes pour y déceler des tentatives de frayage d'un discours nécessaire à la mise en jeu de la subjectivité et du lien social.
 
Responsabilité du numéro : Jean-Marie FORGET
Avec la participation de : Patrick ALECIAN, Alain BADIOU, Philippe BARONNET, Alexandre BEINE, Hervé BENTATA, Francoise BERNARD, Odile BOMBARDE, Jean-Luc CACCIALI, Pierre-Christophe CATHELINEAU, Nadege CATHELINEAU, Jean-Louis CHASSAING, Agnès CONDAT, Michel DEGUY,Olivier DOUVILLE, Geneviève FIORASO, Jean Marie FORGET, Josiane FROISSART, Joseph GIOGA, Jean Luc GUINOT, Nazir HAMAD, Jacques ION,Marie JEJCIC, Claude LANDMAN, Véronique LE GOAZIOU, Martine LERUDE,Amelia LYRA, Farah MAIZA, Alice MASSAT, Charles MELMAN, Marie Rose MORO, Sophie REINE, Louis SCIARA, Bernard STIEGLER, Esther TELLERMANN, Isabelle TOKPANOU, Jean-Jacques TYSZLER, Corinne TYSZLER, Jean Claude VIDAL
 
 
Illustré par Olivier Grojnowski
 
 
Numéro 18 - Revue annuelle
Prix : 26 €
Parution : juin 2017
 
 

Germaine de Staël : l’exception

Colloque Chambéry 1er et 2 octobre 2016
 
Figure historique complexe, aimée et haïe, Germaine de Staël a été d’abord une femme, connue par ses écrits, toujours accessibles deux cents ans après sa mort. Elle a largement ouvert la voie politique moderne du mouvement libéral. Vive et vouée à une activité politique intense, observatrice aiguisée au carrefour de la Révolution, elle a le souci dans le monde chaotique du moment de revenir aux valeurs héritées des Lumières. En nos temps de poussées des populismes de tous bords qui se déploient dans le vide sidéral de la pensée politique, l’action et le débat menés par cette femme méritent réflexion. C’est le premier point.
 
Le second aspect consiste dans l’énigme de sa position de femme : « Je suis la fille de Monsieur Necker ». Formule dont la psychanalyse ne peut qu’interroger la signification éventuelle et la marque d’un destin qui semble s’y dessiner pour elle. Mais une vie saurait-elle s’enclore dans une telle formule ? Il y a ses amours secrètes, d’autres plus mondaines, il y a Benjamin constant et bien d’autres faits qui rendent ce personnage extraordinaire, presque indéfinissable. Elle se déclare française, parisienne et enfin européenne. Elle adore l’intelligence dans ses aspects les plus variés et contradictoires, des nationalités des opinions elle privilégie les plus éclairées. À l’empire dictatorial napoléonien, elle oppose l’empire de la pensée. Mais comme une femme elle prend à sa manière grand soin de plaire. C’est à la diversité attachante de cette femme que nous consacrerons notre étude. Celle située entre la mascarade liée à la fonction phallique du signifiant maître et le savoir en place Autre, où s’engagerait peut-être l’enjeu véritable du politique au sens du féminin.
 
 
Responsables :
Marianne Amiel, Françoise Rey, Gérard Amiel, Jean-Paul Hiltenbrand
 
Editions : ALI Rhône-Alpes 
Prix : 25€

De Platon à Wittgenstein

 
Hubert Ricard
 
Les thèses de Lacan viennent de sa pratique, mais il avait articulé celles-ci dans un cadre théorique très élaboré. De Platon et Descartes jusqu'à Heidegger ou Wittgenstein, en passant par Kant et Hegel, Lacan a lu avec attention les grands philosophes.
 
Prix : 32€
EME Editions
Lire en psychanalyse 
Psychanalyse, Psychiatrie, Psychologie

Michel Deguy, exercices de contrariété

Le 10 mai prochain sortie aux éditions Hermann du livre dirigé par Esther Tellermann à partir de la rencontre entre Michel Deguy et l'ALI organisée le 26 septembre 2015.
  
Michel Deguy, exercices de contrariété - sous la direction d'Esther Tellermann
 
Avec la participation de Carlo Albarello, Pierre-Christophe Cathelineau,
Flavia Goian, Victor Martinez, Alice Massat 

L'ouvrage est publié avec le soutien de l'Association lacanienne internationale.

Bon Souscription brocheMichel De guy exercices de contrariété

Quand l'oeil écoute. Psychanalyse et cinéma

 
Quand l'oeil écoute, il peut entendre l'invisible. Le cinéma regarde la psychanalyse, la psychanalyse écoute le cinéma comme "l'oeil écoute" la peinture pour Claudel. Interpréter le film, lui trouver une signification rétrospective, construire les rapports d'altérité portés par le film, analyser les effets de la projection, reconnaître sa valeur esthétique, tel était le but d'un petit groupe d'amateurs et de professionnels, du cinéma et de la psychanalyse. 
 
Ouvrage Collectif sous la direction de Philippe Collinet
 
Éditions Borromées
Prix : 18€
ISBN : 979-10-96852-024
 

JFP n° 44. Heurs et malheurs de la clinique infantile

 

Numéro coordonné par Eva-Marie GOLDER

Avec la participation de Jean-Marc BENKIMOUN, Franck BENKIMOUN,Edouard BERTAUD, Sylvie CADOLLE, Dominique DE QUAY, Pierre DELION,Jean-Jacques DUCRET, Marie-José DURIEUX, Eva-Marie GOLDER, François GONON, Anne-Marie HAMAD, Émile JALLEY, Dominique OTTAVI, Laetitia PUTIGNY-RAVET, Jean-Jacques TYSZLER

 

La difficulté de nous représenter l’espace existentiel du tout-petit nous fait facilement emprunter des termes au champ sémantique des ténèbres. En revanche, pour expliquer le processus qui amène l’enfant à l’entendement et à la communication, le recours au champ sémantique de l’affectivité prédomine. Le nourrisson devenant petit enfant rend la tâche un peu plus aisée mais ne résout toujours pas la question fondamentale : comment la structure et le langage s’emparent-ils du sujet infans ?

 

Françoise Dolto et Mélanie Klein sont deux pionnières qui ont fait franchir un pas immense à une pratique qui se heurtait à une méconnaissance massive de la capacité d’un tout-petit à saisir le monde avec tous ses sens. Elles ont eu l’audace d’affirmer que tout n’est pas noir dans la tête d’un nourisson, mais que c’est notre esprit qui bute contre l’impénétrable de l’expressivité du nouveau-né. Quel était leur outil ? La langue bien sûr, celle des objets pulsionnels pour Klein, et celle de la langue prélevée sur la phénoménologie observée chez l’enfant concerné, pour Dolto. Mais cela ne suffit pas. Leur génie réside dans l’association de cette langue à un positionnement qu’elles n’ont jamais théorisé.

 
A propos de l'auteur 

Eva-Marie Golder est psychanalyste, docteur en psychologie. Élève de Françoise Dolto, elle exerce en cabinet libéral à Paris et a une pratique institutionnelle en cmpp. Elle a enseigné une quinzaine d’années à l’université de Strasbourg. Membre de l’Association lacanienne internationale, elle enseigne à l’École pratique des hautes études en psychopathologies.

 

Éditons Erès

Parution : 13 avril 2017
EAN : 9782749254951
Prix : 26 €

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L'histoire de l'A.L.I.

Bénédicte Metz, Thierry Roth, Jean-René Duveau 

Centre documentaire

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